Je continue ma nouvelle rubrique sur les "enfants terribles" puisque je compte
vous parler cette semaine d'un réalisateur que les "Capdagandcois" aiment beaucoup, il s'agit de ... Pedro Almodovar!
Pedro est né à Calzada de Calvatra, en Espagne en 1949. A l'âge de huit ans, il est contraint de suivre sa famille qui part s'installer à Extremadura. Après une éducation qu'il qualifiera de "spectaculairement religieuse", ce qui ne l'empêchera pas de renier sa foi en Dieu, il part s'installer à Madrid, à l'âge de seize ans, avec l'intention d'intégrer une école de cinéma, l'Ecole Nationale du Film.
Il doit cependant se heurter à la réalité du moment, Franco ayant ordonné la fermeture de l'école. Pedro n'a pas les moyens de poursuivre des études universitaires, il décide alors de travailler pour la compagnie de téléphone nationale. En dépit du régime dictatorial, Madrid représente pour le provincial, la capitale de la culture et de la liberté. Madrid, son emploi lui offrent l'opportunité d'observer une couche sociale qu'il n'aurait jamais été amené à rencontrer autrement, les classes moyennes à l'aube de la société de consommation, une mine d'or pour notre futur conteur.
Ayant économisé suffisament d'argent, Pedro peut alors s'offrir sa première caméra. Ses activités se diversifient: il rejoint une troupe de théâtre indépendante "Los Gollardos", écrit des histoires pour des magazines underground puis intègre un groupe Punk "Almodovar et McNamara". La naissance de son premier long-métrage coincide avec celle de la démocratie en Espagne.
Les festivals pour amateurs fleurissent, Almodovar se fait remarquer par son style singulier et sort "Pepi, Luci, Bom" en 1980. A travers ce film, Pedro exprime son désir de libertés nouvelles et de lever les interdits après la mort de Franco. Drogue, perversions sexuelles, adultère... tout y passe! Tout ce qui pourrait passer pour de la provocation n'est qu'en fait un moyen de prendre une revanche sur ce passé franquiste en refusant d'assujettir son inspiration.
Le style Almodovar est né... Il réalise des films tous très différents les uns des autres, seul garant de sa liberté. Femmes au bord de la crise de nerfs sort en 1987, Attache moi! en 1989 et relate l'histoire d'une jeune fille séquestrée par inconnu et qui deviendra sa victime consentante, suivi deux ans plus tard du fameux Talons aiguilles. Tout sur ma mère, réalisé en 1998, érige Pedro au statut de superstar mondiale, le film raflant un nombre impressionnant de récompenses: Prix de la mise en scène à Cannes, Oscar et Cesar du meilleur film étranger, Golden Globe, ou encore sept Goya (équivalent de nos Cesars). Le même sort lui est réservé avec Parle avec elle en 2001.
N'oublions pas La mauvaise education qui ouvre le festival de Cannes en 2004, ce film, très intimiste, rappelle l'adolescence du réalisateur chez les Franciscains...
Maintenant, tous à vos agendas, son dernier film Volver sort le 19 mai en France. Almodovar y dresse un portrait de trois générations de femmes au sein de la classe ouvrière. On y retrouve certaines de ses égéries, parmi lesquelles Penelope Cruz, Carmen Maura et Lola Duenas.
Le film est d'ailleurs en compétition au Festival de Cannes, qui débute le 17 mai, alors affaire à suivre...
Ceci n'étant pas exhaustif une fois encore, vous êtes libres d'ajouter vos commentaires.
Votre hôtesse préférée, Sublaiiime.
Commentaires
Pour ma part au fait, j'ai adoré Tout sur ma mère! Dis Thibaut, tu crois que la baisse des commentaires est liée au nouveau système??? J'ai l'impression que les gens oublient de taper le code!!!
ALORS AVIS A LA POPULATION:
EN DESSOUS DE LA ZONE OU VOUS TAPEZ VOTRE COMMENTAIRE, IL Y A MAINTENANT UNE CASE A REMPLIR OU IL FAUT RECOPIER UN CODE COMPOSE DE LETTRES ET DE CHIFFRES. SI VOUS NE LE FAITES PAS, VOTRE COMMENTAIRE N'EST PAS ENVOYE!!!
J'espère que c'est clair maintenant!
Bah j'espère bien que nos lecteurs sont plus malins que ça ! lol. Je sais pas ce qui se passe, mais c'est vrai que les commentaires, ça fuse pas... Allez on se bouge le c** les gens !!!
Au fait, non, Ozon (à prononcer à la française), c'est le réalisateur de "8 femmes", "swimming pool", "sous le sable" entre autres... J'avais adoré son dernier film, "le temps qui reste", et je suis sûr qu'il plairait à notre public (même si j'en connais une qui avait été un peu choquée... mais non, CS, ne te sens pas visée... ;-)). Voilou.
La honte, j'ai confondu François Ozon avec le groupe Ozone! Alala culture générale, quand tu nous lâches!
Alors maintenant je peux répondre à ta question Tibow. Ne pleure pas mais il n'y aura pas d'article sur Ozon car "l'enfant terrible du cinéma" a été attribué à Almodovar. De plus, l'heureux élu doit être mondialement connu. Alors à moins qu'il reprenne le tube inter-planétaire du groupe Ozone, sinon je ne vois vraiment pas comment il pourrait intégrer cette catégorie!
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Pour ma part, c'est sûr, j'irai le voir ce dernier Almodovar. Je n'ai vu que peu de ses films finalement, mais chaque fois j'ai été conquis à la fois par la réalisation, l'intrigue, le traitement de la psychologie des personnages, le jeu des acteurs... Donc même si le pitch n'est pas super accrocheur (il ne l'était pas pour la Mauvaise Education), on peut sûrement avoir confiance (si on aime Almovodar, j'entends...)... Je conseille justement à tous ceux qui seraient passés à côté de La Mauvaise Education d'en louer le dvd pour occuper ce week-end qui s'annonce pluvieux: c'est sûrement un des meilleurs...
Voilà. Maintenant, Sublaiiime, à quand un article sur Ozon ? ;-)